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Charge policière quai Wilson : Michelle MEUNIER Sénatrice de la Loire-Atlantique réagit

" Charge policière quai Wilson : identifier et sanctionner les responsables ; changer de doctrine de maintien de l’ordre."
Michelle MEUNIER
Michelle MEUNIER

" Dans la nuit de vendredi 21 à samedi 22 juin dernier, au cours des dernières heures de la fête de la musique, la dispersion musclée, par les forces de l’ordre, d’un groupe de personnes dans l’assistance d’une soirée techno, a entrainé une escalade de violence dont les conséquences sont gravissimes.

Sous les projections denses de gaz lacrymogènes, les tirs de grenades de désencerclement, les coups de matraque et les assauts de chiens policiers, une foule de plusieurs centaines de personnes a été mise en danger par les forces de police. Probablement prises de panique par la démesure de l’intervention policière, quatorze personnes ont été repêchées dans la Loire, par les services de sauvetage présents sur place.

Depuis samedi midi, un jeune homme assistant à cette soirée est porté disparu. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches, dont on peut imaginer l’incompréhension et l’angoisse croissante au fil des heures.

Nul ne devrait se sentir en insécurité lorsqu’il participe à un rassemblement. La mission des forces de l’ordre est précisément de s’assurer de la protection de la population, pas de leur mise en danger.

Une enquête de l’IGPN a été diligentée pour faire la lumière sur le déroulement de l’opération policière. Il est urgent d’identifier précisément la chaine de responsabilité qui a conduit à ces débordements. Des sanctions exemplaires devront être tirées, au plus haut niveau de responsabilité.

Plus généralement, depuis plusieurs mois à Nantes et en Loire-Atlantique, on assiste à une recrudescence de violence dans les opérations de « maintien de l’ordre » : manifestation de gilets jaunes et marche du climat dispersées sans sommations le 8 décembre 2018 ; usage disproportionné et massif des armes sublétales depuis novembre ; arrachage de la main de Maxime Peugeot lors de l’évacuation de la ZAD en mai 2018 ; gazage des passants du centre-ville de Nantes en avril 2018 ; interdictions administratives systématiques de certains groupes de supporters de football.

Je ne peux accepter que certaines manifestations sportives, certaines pratiques culturelles ou que des mouvements sociaux puissent servir de laboratoire social de la répression de la foule par les forces de l’ordre.

La doctrine du maintien de l’ordre sur les foules doit nous interroger : la disproportion est de rigueur, l’usage de plus en plus systématique de la force est tout aussi inacceptable que manifestement contreproductif. Cette violence publique de moins en moins légitime éloigne nos concitoyen·ne·s des forces de police et de gendarmerie, elle cultive l’incompréhension, voire attise une haine envers ces fonctionnaires qui n’est pas de nature à apaiser le climat social.

Il est urgent de repenser les méthodes de maintien de l’ordre, de cesser l’escalade de la violence. Dans ce type de situation, c’est au plus fort de montrer un signe d’apaisement. L’État doit montrer l’exemple. Le ministre de l’Intérieur doit modifier profondément les ordres communiqués aux préfet·e·s. Il devra en répondre politiquement."

Michelle MEUNIER

Sénatrice de la Loire-Atlantique

Vice-présidente de la commission des Affaires sociales

Membre du groupe socialiste 

26/06/2019 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 26 juin 2019 à 15h56 par pietpicall
Comme à 'habitude, il n'est pas dit un seul mot de la violence PREALABLE de tous ces groupes, manifestants ou non, zadistes ou non. Combien de ces policiers ont été blessés par ces violences préalables ? Silence, ...
#2 - Le 26 juin 2019 à 16h09 par chainon , Nantes
rare incompetence, jusqu'à preuve du contraire, pour arrêter un mur de son, il suffit de couper le courant electrique ( ce que la ville sait faire pour mettre dans le noir les quais des jeunes fêtards agressés en bout de nuit) . Là ce sot préfet opte pour l'agression. Le courant de la Loire ne s'arrête pas lui. Et ce n'est pas parce que l'on est ivre et agressif que pour autant l'on mérite une baignade en Loire assassine. Les jeunes soûls deviennent les double victimes d'un business incompréhensible d'alcool et d'une politique nauséabonde menée par des incapables

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