Nantes en commun qui a raté de peu une représentation au conseil municipal, critique les 100 premiers jours de la majorité. « Non, toujours pas de tournant écologiste »

Margot Medkour

Personne ne s'en étonne et c'est tant mieux : " ce n'est pas parce que nous ne sommes pas au conseil municipal que nous n'avons rien à dire sur ce qui s'y décide !

Nous ne nous sommes pas contenté de suivre 7h de direct sur nos écrans, nous avons regardé de près l'ordre du jour à la lumière de l'actualité qui fait la vie et la ville."

Ce qui a retenu notre attention :

– l'armement des policiers municipaux de pistolets à impulsion électrique,

– la création d’une nouvelle scène nationale à Malakoff, Libre Usine,

– l'artificialisation d'une partie du Parc de la Roche pour l'extension de l'école Ange Guépin,

– la fermeture de l’Auberge de jeunesse de la Manufacture, sans remplacement d'ici 2023,

Ce qui n'était pas à l'ordre du jour :

– la reprise des expulsions, en contradiction avec la belle promesse de campagne n°201,

– la mise en place de l'encadrement des loyers, dispositif de la loi Elan déjà appliqué ailleurs et promis par l'engagement n°197,

– l'ouverture d'un débat sur l’hôpital et le projet sanitaire nantais alors que le nouveau CHU semble sur les rails,

– un moratoire sur la 5G, également dans le programme du second tour, qui ne semble finalement pas prévu dans la 3e ville de France en terme d’emplois numériques…

« Après ces 100 premiers jours d’exercice du pouvoir conjoint, qu’en est-il du “vrai cap commun, avec un cap clair” énoncé par Julie Laernoes et qui allait “au-delà de [ses] espérances” ? La semaine dernière, l’ancienne tête-de-liste EELV se plaignait ainsi de l’accélération du projet du transfert de CHU et d’apprendre dans la presse le début des travaux en octobre. Deux semaines auparavant, son groupe n’avait que peu goûté  l’interview de Pascal Bolo, le nouveau monsieur sécurité de la mairie, qui assimilait délinquance et migrants. Avec le son et l’image, cela donnait ces derniers jours la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant la police municipale déloger des migrants et leur confisquer leurs biens, les abandonnant ainsi à eux-mêmes et à la rue. La mission de la police municipale n’est pas de déloger des sans-abris et de leur confisquer leur matelas. » Souligne Nantes en commun.

Le détail des analyses 

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