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Nantes : GALEA dénonce le transfert du CHU comme une catastrophe programmée

Groupement d'Etudes et d'Analyses de Loire Atlantique: GAELA regroupe des hommes et des femmes qui veulent ensemble réfléchir au développement de leur région. GAELA travaille sur des sujets qui concernent l'économie, la sécurité, l'information citoyenne. Les hommes et les femmes de GAELA participent aux Conseils de développement de leur région. Ils dénoncent le transfert du CHU vers l’île de Nantes comme une catastrophe programmée.
Projet CHU Nantes
Projet CHU Nantes

Après une étude très poussée les membres de GALEA justifient leur position par les arguments suivants :

1- Le choix de l’île de NANTES revient à enfermer patients et soignants dans une nasse, interdisant une approche facile du CHU aux ambulances, aux soignants comme aux patients, et surtout rendant le stationnement très difficile. 

La patientèle du CHU ne comportera qu’un quart d’habitants de Nantes Métropole1. Tous n’auront pas accès aux transports en commun, et les autres patients résidant ailleurs dans le département ou la région n’auront d’autre choix que d’utiliser leur véhicule, un VSL ou une ambulance. Le coût d’approche par les transports en commun en sera très alourdi, sans compter les frais hôteliers éventuellement nécessaires. 

L’activité programmée du CHU s’annonce considérable : 

- 158.000 séjours par an dont 100.000 (64%) en ambulatoire, soit 300 par jour (600 entrées et sorties). 

- 130.000 urgences par an soit 280 par jour (400 à 500 entrées et sorties) 

- 1.000.000 de consultations par an soit 3.000 par jour. Ce qui conduit à un minimum de 4.000 mouvements par jour qui se feront pour partie en véhicules particuliers, pour partie en VSL ou ambulances et pour partie en transport en commun. 

Où stationneront ces véhicules et ceux du personnel ?  

- Que se passera-t-il en cas de grève ou de manifestation, autorisées ou non ? L’accès du CHU sera-t-il interdit, qui sera responsable de la fermeture des ponts ?

- L’ile de Nantes est inondable. Même si la zone prévue pour le CHU ne l'était qu'en cas de crues milléniales, cette éventualité peut survenir n'importe quand et fait peser le risque d'un blocage de la circulation et donc des transports, y compris en communs. Est-il responsable de jouer dans ce cas avec la sécurité des patients et des personnels? 

- Le CHU, la SAMOA et Nantes Métropole2 annoncent que l’accès au CHU se fera par le Pont des trois continents, donc par le Pont de Cheviré. Est-il prévu de doubler ce dernier, déjà saturé ? 

2- L’emplacement choisi augmente le coût de la construction : la qualité du sol, alluvionnaire et pollué, ainsi que le risque important d’inondations, imposent le recours à des solutions couteuses : pieux pour atteindre la couche dure à 60 m, dépollution, cuvelage étanche, absence de toute installation en sous-sol… 

3 -Le coût financier du transfert A- Pour le CHU. Pour les raisons évoquées plus haut, le coût et les délais de construction pénaliseront les finances du CHU. Aujourd’hui prévu à hauteur de 973 millions d’euros (pour ne pas dire un milliard), ce coût ne comprend: a- ni le transfert de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO) et de ses 10 bunkers de radiothérapie à 15 millions pièce ; 

- ni celui des facultés de médecine, pharmacie et odontologie. Elles ne figurent pas sur les plans, et resteront donc où elles sont ; c- enfin le transfert de l’Etablissement français du Sang (EFS). 

- Le coût pour Nantes Métropole, apparaît comme démesuré pour un projet d’urbanisme. Il comprend : a- les infrastructures obligatoires (doublement du pont Anne de Bretagne, rehaussement des rampes des ponts en raison du risque d’inondation ;

- construction d’une ligne de tramway dédiée sur l’île de Nantes ;

- construction de 2.000 à 3.000 places de parking ;

- déménagement du MIN avant 2020 (A quel coût ? 165 millions ou plus ?). Rappelons à ce propos que le conseil immobilier de l’Etat3 a formulé ses doutes quant à la possibilité de voir réaliser ces travaux par Nantes Métropole. Doutes d’autant plus vifs que l’accord entre Nantes Métropole et le CHU ne prévoit pas de compensation en cas de non-respect par Nantes Métropole de ses engagements. 

- Le cas de l’ICO et du Cyclotron4 Nantes Métropole veut déménager sans financement un ensemble complet, l’ICO (Centre René GAUDUCHEAU), dont l’amortissement n’est pas terminé. Or séparer l’ICO du CHU et du Cyclotron serait une erreur grave, contraire à l’intérêt des patients. Et cela, sans préjuger des investissements lourds qui seraient nécessaires à ce déménagement. 

- Deux services d’urgence pour le sud de la Métropole et aucun pour le Nord. Au sud, l'Hôpital privé du Confluent (Nouvelles Cliniques Nantaises) possède son propre service d'urgence, situé à une longueur de pont (des trois continents) du service d'urgence prévu dans le projet du futur CHU, alors le nord de la Métropole n'en possède aucun! Quelle justification à cet incroyable planning pour la santé publique?

- Enfin, on se doit d’évoquer un possible abandon du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes : Le projet de CHU se situe dans l’axe exact de la piste de Nantes Atlantique. Y aura-t-il compatibilité entre le trafic aérien et les hélicoptères du SAMU ? Tous ces éléments confortent une certitude : - L’entêtement qui préside au projet actuel mène à une catastrophe programmée ; - La solution d’évidence consiste à changer rapidement de stratégie, et à relancer une étude d’adaptation du projet actuel à un site mieux adapté à la mise en oeuvre d’un campus santé. - La date d’ouverture aujourd’hui programmé pour 2026 ne devrait pas subir de retards importants, en sachant qu’il s’agit d’un investissement de plusieurs milliards prévu pour 50 années.

Saint-Herblain et l’Hôpital Nord peuvent accueillir le nouveau CHU et son campus. Le projet est adaptable, les surfaces sont disponibles…et déjà payées. Il faut néanmoins agir vite, la municipalité de Saint Herblain ayant préempté les terrains du CHU pour un ensemble immobilier. Deux lignes de tramway (les lignes 1 et 3) sont à 6,4 kilomètres et 3,2 kilomètres du site. Leur raccordement permettrait de réaliser une boucle pour le réseau TAN… et coûterait moins cher que la construction d’une ligne dédiée en site propre sur l’Ile de Nantes. 

Pour le GAELA : Jean Claude GUYARD, Président ; Professeurs Bernard LE MEVEL et François RESCHE, MM. Alain LE HENAFF, Marc MOUSSION, Jean-Louis RENAULT, Guy PAICHERAU. Décembre 2016

25/12/2016 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 28 décembre 2016 à 12h15 par chantal de rueda, Ancenis
je suis contre tout cela je suis suivi par le chu de Nantes depuis 10 ans pour mon diabète il faut pensez aussi aux malades arrêter de ne penser qu a vous
#2 - Le 24 janvier 2017 à 09h33 par Jean-François Viaud, Nantes
Bonjour,
Nous mobilisons toujours CONTRE le dramatique projet de transfert du CHU sur l'ile de Nantes:
FAITES DU BIEN A LA SECURITE CIVILE comme aux SERVICES de SECOURS; aimez notre page:
https://www.facebook.com/nantes.securite/

Cordialement
#3 - Le 26 septembre 2017 à 10h02 par GIRAUDET , La Chapelle Sur Erdre
Je suis suivie par le centre Gauducheau depuis 2014 pour un cancer du sein et suis pleinement satisfaite des soins et des services de l'établissement
à St Herblain. Je suis totalement opposée au transfert dans l'île de Nantes alors que les batiments et installations actuels sont en si bon état et la possibilité pour se garer optimale. Arrêtons le gâchis qui ne rapportera qu'aux promoteurs et gros groupes mais pas aux patients!

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