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Nantes Samu social : une veille active, renforcée pendant la période hivernale

Chaque nuit, 365 jours par an, 1 à 2 équipes mobiles se rendent à la rencontre des personnes qui vivent dans la rue. Chaque équipe constituée d’un binôme (travailleur social/ infirmier diplômé d’État) sillonne la ville et s’arrête lorsqu’elle repère une personne en situation de détresse sociale, ou bien se rend à l’endroit où une personne a été signalée via le 115.

Nicole Klein, prefète de la région Paysde- la Loire, préfète de la Loire-Atlantique a souhaité passer une partie de sa soirée du 8 février aux côtés des travailleurs sociaux du SAMU Social. L’occasion de faire un focus sur le travail du SAMU social à Nantes, géré par le SIAO 44 et financé par l’État.

Identifier les personnes à la rue et évaluer leurs besoins,immédiats (soins, alimentation, protection contre le froid), établir et maintenir avec elles un lien social pour leur éviter de basculer dans l’isolement psychique et social ou encore les sortir de la rue, ce sont les missions de la maraude du SAMU social. Il fonctionne 365 jours par an, avec une équipe de jour (9h-18h) et une équipe de soirée (17h-24h). En période hivernale, une équipe supplémentaire fonctionne en soirée, et si les températures sont basses (à partir de -5° la nuit en température ressentie), elle tourne jusqu’à 2 heures du matin.

Au coeur du service public

« L’Etat finance cette politique de veille sociale et y consacre des moyens importants. Il est garant de l’inconditionnalité de l’accueil des personnes sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale.

En participant à cette maraude, je souhaite rendre hommage à l’action du SIAO 44 et à ses professionnels qui sont fortement engagés pour accompagner les plus démunis. L’approche est souvent difficile avec des sans abri qui ne veulent pas toujours être aidés. Les équipes de la maraude sont au coeur du service public d’aide aux personnes les plus vulnérables », explique Nicole Klein. Une équipe de maraude effectue un parcours qui passe par des lieux habituellement fréquentés par les personnes à la rue mais qui est différent chaque soir en fonction des signalements qui lui sont faits par le 115. « Une personne ne peut pas être prise en charge contre son gré, mais tout doit être mis en oeuvre pour la convaincre d’accepter une aide. C’est tout le travail de ses professionnels qui méritent qu’on salue leur mobilisation et leur dévouement au service des plus démunis », ajoute la préfète. 

Par son expérience, la maraude parvient régulièrement à convaincre des usagers très désocialisés, qui sont souvent dans une posture de refus, de se mettre à l’abri sur une place d’hébergement d’urgence pour retrouver des forces, ou accepter de se soigner. Chaque hiver, ce sont ainsi une dizaine de personnes parmi les plus vulnérables qui acceptent un hébergement de quelques mois pour se stabiliser et envisager une solution pérenne de sortie de la rue (avec un succès pour 4 à 6 d’entre elles selon les années).

En 2017, le SAMU social a rencontré :

Nicole Klein lors de la visite du 115, le 14 décembre dernier
Nicole Klein lors de la visite du 115, le 14 décembre dernier

• 34 familles, la plupart sur prescription du 115 pour réaliser une évaluation en face à face en vue d’une mise à l’abri ou suite à une décision de mise à l’abri.

• 300 personnes isolées distinctes, dont 150 vues régulièrement parmi lesquelles 70 grands marginaux vus très régulièrement, dont 10 suivis de façon intensive en raison d’une grande vulnérabilité (le samu social exerce pour eux une mission de référence sociale).

Le samu social nantais : une veille active, renforcée pendant la période hivernale

QUELQUES CHIFFRES

Tout comme le samu social, le 115, porte d’entrée pour les plus démunis en quête d’un hébergement d’urgence, est géré en Loire-Atlantique par le SIAO 44. Disponible 7j/7 et 24h/24, le 115 apporte une réponse individualisée à la demande de chaque usager et recherche des solutions : 

Orientation adaptée aux besoins, hébergement en fonction des places disponibles.

Installé à Nantes, le 115 est un outil d’orientation vers les structures d’urgence qui accueillent des personnes en détresse sociale ou sans-abri pour un hébergement ponctuel et de courte durée. Il a pour mission de réguler l’attribution des places d’hébergement d’urgence et de veiller à la continuité de la prise en charge, de coordonner les acteurs de la veille sociale et de contribuer à l’observation sociale.

Le 115 de la Loire-Atlantique reçoit de l’ordre de 60 000 appels par an, ce qui représente plus de 4 000 personnes différentes. Les personnes repérées à la rue et suivies par le samu social sont prioritaires pour l’accès à ces places.

Chaque soir, le SIAO dispose de 20 à 25 places d’hébergement (davantage lorsque les températures sont basses). Il réalise pour chaque demande une évaluation de la situation de détresse de la personne ou du ménage.

Le SIAO assure via le 115 l’orientation de 424 places d’urgence, pour quelques jours à quelques mois, ainsi que des nuitées hôtelières pour environ 300 personnes en familles en situation de détresse sociale. Ces capacités ont augmenté de 188 places en 2017 réparties comme suit :

• 38 places maintenues à l’issue de la dernière période hivernale pour l’accueil de grands désocialisés, de jeunes en difficulté et de familles ;

•150 places à Bouguenais et Carquefou dans le cadre d’un marché national intitulé Hébergement d’urgence avec accompagnement social (HUAS) par ADOMA.au titre du plan de réduction des nuitées hôtelières.

À ces 424 places s’ajoutent 100 places sur les 5 mois du plan pour l’hébergement hivernal et 109 places supplémentaires en fonction des températures la nuit (2 seuils de température ressentie : -5° et -10°)?

Les publics fréquentant les dispositifs d’urgence sociale font l’objet d’une évaluation sociale par le SIAO pour assurer, chaque fois que possible, un parcours d’insertion, d’accès au logement ou aux dispositifs spécialisés (par exemple pour les demandeurs d’asile).

Le 115, la porte d’entrée pour les plus démunis

09/02/2018 | 0 commentaire
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